Le Vaucluse (parfois appelé la Vaucluse selon un usage traditionnel) est un département français situé dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Lors de sa création en 1793, il se voit attribuer le numéro 89 dans la liste des 130 départements français de 1811.
Depuis 1946, l'Insee et la Poste lui attribuent le code 84. L'altitude maximum s'élève à 1 910 mètres sur le mont Ventoux. Ses habitants sont appelés les Vauclusiens.
Son chef-lieu est Avignon.
Histoire du département
L'histoire du territoire du département de Vaucluse est ancienne avec de nombreuses traces d'occupations préhistoriques. Avant l'arrivée de Jules César, le territoire est occupé par plusieurs tribus celto-ligures. On retrouve des traces de Cavares, Voconces et Méminiens, ainsi que de Dexsiviates, Tricastini, Vordenses et Vulgientes. Avec l'occupation romaine du territoire, de nombreux monuments sont créés. Des théâtres comme le théâtre antique d'Orange, des routes et des ponts tel le pont Julien. Liée aux territoires qui la composeront, c'est-à-dire la Provence, le Comtat Venaissin et le comté d'Orange (fondé par Charlemagne, il devient la principauté d'Orange en 1181), la suite de son histoire se mêle de guerres (notamment le massacre des Vaudois du Luberon), de maladie (pestes et choléra) et de religion (papauté d'Avignon).
Son histoire est aussi fortement liée au développement des cultures dont la sériciculture ou la culture de la garance, à l'exploitation de mines et de carrières (mines ocrières, carrières de pierres). Les communes sont nombreuses et ont toutes leur blason.
La résidence pontificale ne s'est pas toujours trouvée à Rome ou au Vatican. De 1308 à 1378, les papes s'installèrent dans le Comtat Venaissin, leur propriété, puis rapidement à Avignon. Durant cette période, la papauté compte sept papes : Clément V, Jean XXII, Benoît XII, Clément VI, Innocent VI, Urbain V et Grégoire XI.
Le département de Vaucluse et les provinces et États qui occupaient son territoire avant la Révolution : Comtat Venaissin (Avignon également possession pontificale distincte, à partir de 1348), Comté de Provence
Principauté d'Orange, unie au Dauphiné en 1713. Précédemment possessions pontificales, Avignon et le Comtat Venaissin furent rattachés à la France le 14 septembre 1791.
Le 28 mars 1792, ces territoires formèrent deux nouveaux districts, Avignon dans les Bouches-du-Rhône et Carpentras dans la Drôme. Puis, le 12 août 1793 fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes. En 1800, une dernière modification des limites départementales rattacha le canton de Suze-la-Rousse à la Drôme, ce qui eut pour conséquence d'enclaver entièrement le canton vauclusien de Valréas dans la Drôme.
Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo (18 juin 1815), le département est occupé par les troupes autrichiennes de juin 1815 à novembre 1818.
Vers 1835, les magistrats, dans leurs interrogatoires, et les ministres de la religion, dans leurs sermons, étaient encore obligés de se servir du dialecte provençal. Cependant, l'usage de la langue française devint à cette époque de plus en plus général.
Ludovic Naudeau constatait : "L'une des caractéristiques de ce département, c'est, de l'aveu général, le jeu effréné auquel une partie de ses habitants se livre. Avignon, Carpentras, Cavaillon, regorgent, pour la malédiction des familles, de tripots où de grosses sommes sont à chaque instant risquées."
À la veille de la Première Guerre mondiale, le département de Vaucluse est marqué par une forte présence militaire, en particulier autour de ses deux principales villes de garnison. À Avignon, plusieurs casernes accueillent des unités d’infanterie, du génie et des troupes de passage, réunissant jusqu’à environ 12 000 soldats et 3 000 chevaux. Ces implantations, développées principalement à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, visent notamment à libérer le Palais des papes, utilisé comme caserne depuis la Révolution. Enfin à Orange, la deuxième ville de garnison accueille des unités du train, de l’artillerie et même l'un des premiers aérodromes du département.
Pendant la Première Guerre mondiale, le Vaucluse, situé loin à l'arrière du front, n'est pas directement affecté par les opérations militaires mais participe pleinement à l'effort de guerre national. Dès la mobilisation générale d'août 1914, plusieurs dizaines de milliers de Vauclusiens sont appelés sous les drapeaux, principalement au 58e RI et 7e RG. Le début du conflit voit les unités vauclusiennes subir de lourdes pertes en Lorraine lors de la bataille des Frontières, ce qui leur vaut d’être injustement accusées de lâcheté en raison de leurs origines provençales dans le cadre de l’"affaire du XVe corps". Cette mobilisation provoque également une désorganisation de l'économie locale, particulièrement dans les secteurs agricoles essentiels comme celui de la production du "pinard".
Les municipalités, administrations et œuvres de secours s'organisent pour venir en aide aux prisonniers français en Allemagne, accueillir les réfugiés et les soldats blessés rapatriés. Une poudrerie est ouverte en 1915 à Sorgues, tandis qu’un camp de prisonniers ennemis est installé à Carpentras. Avec l’enlisement du conflit, le département doit faire face aux pénuries, aux réquisitions, aux restrictions, à l'inflation et au manque de main-d’œuvre. Les femmes occupent alors une place croissante dans l'économie, tandis que des travailleurs étrangers, notamment italiens et coloniaux, sont également utilisés. À partir de 1917, la préfecture renforce sa surveillance et sa censure dans un contexte de lassitude de la guerre et de montée des tensions sociales.
L'armistice du 11 novembre 1918 met fin à quatre années de conflit dont le bilan humain est considérable pour le département: environ 45 000 vauclusiens ont été mobilisés et plus de 8 000 sont morts, tandis que 20 000 à 25 000 autres reviennent blessés, mutilés ou invalides. La guerre laisse également entre 2 500 et 3 000 veuves ainsi que près de 5 000 à 6 000 orphelins dans le département. Au cours des années 1920, les communes vauclusiennes entreprennent l'édification de nombreux monuments aux morts afin d'honorer les disparus : 317 monuments et plaques commémoratives sont ainsi recensés dans le département et seul cinq communes n'en possèdent pas. Ces pertes et ce mouvement commémoratif marquent durablement la société vauclusienne.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le département de Vaucluse est d’abord intégré à la zone dite "libre" après l’armistice de 1940, avant d’être occupé par les forces italiennes à partir de novembre 1942, puis par l’armée allemande après la chute de Mussolini en septembre 1943. Cette période est marquée par la mise en place de l’administration collaborationniste du régime de Vichy, puis les contraintes de l’Occupation, les pénuries, la répression et les rafles, ainsi que par le développement simultané de la Résistance, à la fois communiste et gaulliste. Le relief du département (Ventoux, Luberon, Monts de Vaucluse) favorise la constitution de nombreux maquis et réseaux résistants, particulièrement à partir de l'instauration du STO en 1943.
La Résistance vauclusienne se renforce en 1944, notamment grâce aux parachutages d’armes et de matériel allié, particulièrement nombreux dans la région du plateau de Sault et d’Albion. Des actions de sabotage et de guérilla s’intensifient après le débarquement de Normandie, tandis que la population subit les représailles allemandes et la poursuite des rafles, qui conduisent à la déportation de plus de 400 Juifs du département. Le territoire est marqué par plusieurs épisodes violents liés à la répression de l’Occupation, le plus important étant le massacre de Valréas en juin 1944. Avignon subit également d’importants bombardements alliés visant les nœuds ferroviaires, faisant 600 victimes.
La Libération intervient en août 1944 à la suite du débarquement de Provence, entraînant le repli des forces allemandes vers le nord. Entre le 20 et le 27 août, le département est progressivement libéré par les forces américaines et françaises avec le concours des Forces françaises de l’intérieur (FFI). Symbole de l'engagement des FFI, le maquis Ventoux connaît de lourdes pertes au cours du conflit, avec plus de 350 résistants tués ou abattus. L’après-guerre est marqué par un important travail de reconstruction (ponts, viaducs, gares, usines) et de mémoire autour de la Résistance et de l’Occupation, notamment à travers des initiatives muséales et commémoratives.
2007, France/Belgique, Comédie
Réalisé par Daniel Auteuil Scénario de Daniel Auteuil d'après l'oeuvre de Marcel Pagnol Photographie de Jean-François Robin
Musique de Alexandre Desplat Décors de Jean-Marc Pacaud
Costumes de Pierre-Yves Gayraud
Montage de Joëlle Hache
Son de Henri Morelle, Jean Goudier & Thomas Gauder Casting de Elodie Demey
Scripte de Marie Leconte
Durée 1 h 47
Résumé : En coupant à travers champs pour aller porter le déjeuner à son père, Patricia rencontre Jacques. Elle a dix-huit ans, il en a vingt-six. Elle est jolie, avec des manières fines de demoiselle ; il est pilote de chasse et beau garçon. Un peu de clair de lune fera le reste à leur seconde rencontre. Il n'y aura pas de troisième rendez-vous : Jacques est envoyé au front. Patricia attendra un enfant de cette rencontre. Les riches parents du garçon crieront au chantage, Patricia et son père, le puisatier, auront seuls la joie d'accueillir l'enfant. Une joie que les Mazel leur envieront bientôt et chercheront à partager, car Jacques est porté disparu...
Lieux de tournage : Cavaillon & L'Isle-sur-la-Sorgue.