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Sa situation géographique

Melun est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne (77) en région Île-de-France. Elle est le siège de la préfecture et la troisième ville la plus peuplée du département après Chelles et Meaux.
Ses habitants sont appelés les Melunais(es) (plus rarement Melunois ou Melodunois).

Source : Wikipédia

Histoire de la ville

Antiquité : Des armes, des instruments de pierre qui ont été trouvés dans la ville et dans les environs permettent de penser qu'il est probable que Melun fut le siège d'une agglomération de population dans les temps les plus anciens. La situation de l'île qui rendait la défense si facile et la proximité des forêts devait en faire un endroit recherché. La ville faisait partie du pays des Sénons, elle était enfermée dans l'île Saint-Étienne et reliée aux rives par 2 ponts. C'était une importante place forte gauloise qui fut toutefois prise facilement et saccagée, malgré la destruction des ponts, par Labiénus en 53 av. J.-C. lors de son expédition contre Lutèce, les défenseurs étant accourus au secours de Lutèce. Durant la période gallo-romaine la ville s'étend sur la rive gauche. On a retrouvé un grand nombre de poteries, armes, statues, permettant de découvrir l'emplacement que la ville occupait et de reconnaitre les monuments qui s'y élevaient tels qu'un temple dédié à Mercure, un amphithéâtre, des thermes, un cimetière. Sur la table de Peutinger, elle est mentionnée sous le nom Meteglo.
Saint Pérotin et Saint Aspais prêchent l'Évangile à Melun dès le IIIe siècle. Son nom moderne date du VIe siècle. Durant les Grandes invasions, la partie gallo-romaine de la ville est abandonnée, ses monuments fournissant les matériaux pour la construction d'une muraille autour de l'île Saint-Étienne.
Le calme revenu, Clovis donne Melun à son favori Aurélien, qui avait réussi la négociation pour son mariage avec Clotilde et le fait duc de Melun. La ville connaît alors un renouveau. Après la mort de Clovis, Melun échut en partage à Childebert Ier, roi de Paris. C'est à cette époque qu'Aspais vient continuer la christianisation de Melun et de sa région. Après avoir appartenu au royaume de Paris sous Clotaire Ier, Melun eut pour roi Caribert Ier puis à son décès Gontran roi de Bourgogne. On ne sait pas grand-chose de l'histoire de Melun durant la période des rois fainéants si ce n'est que la ville eut beaucoup à souffrir des luttes fratricides entre les enfants de Clotaire. Elle fut assiégée par Chilpéric et fut traversée de nombreuses fois par les troupes des belligérants.
Moyen Âge : Sous le règne de Charlemagne le calme revient, mais à sa mort la ville subit de nouveau la guerre civile entre les successeurs de l'Empereur puis les ravages des Normands. La richesse de la ville fera revenir les Normands plusieurs fois. Leurs raids touchent cruellement la ville, en particulier en 845 et en 886. En 845, vaillamment défendue par le comte Odon et Gérard de Roussillon, l'île, dernier refuge de la population tombe sous les coups des Normands. La ville est totalement saccagée et la ville gallo-romaine construite dans la plaine de La Varenne est incendiée et détruite. Les édifices religieux de l'île et de l'abbaye de Saint-Père subissent le même sort.
En 861 les Normands pillent Meaux, Melun et toute la région.
En 886, furieux d'avoir échoué devant Paris ils ravagent la ville.
En 909 une nouvelle bande ravage totalement la ville et la contrée.
Hugues Capet donne la ville et le comté de Melun à Bouchard le Vénérable, comte de Vendôme, entre 973 et 979 à l'occasion du mariage de ce dernier avec Élisabeth Le Riche (comtesse de Corbeil par son premier mariage).
En 991, Eudes Ier, comte de Blois, prend Melun en soudoyant le châtelain et les milites (chevaliers) du château. S'ensuit une coalition entre Hugues Capet, Foulque Nerra comte d'Anjou gendre de Bouchard, et Richard Ier duc de Normandie : Melun est reprise après plusieurs mois de siège et Eudes vaincu. Une fois la ville prise, le roi fait réparer les dégâts causés à la ville qui prend de l'extension sur la rive droite. L'église Saint-Aspais est construite, l'abbaye de Saint-Père est rétablie et le bourg Saint-Aspais s'étend. On y construit également les églises Saint-Liesne et Saint-Barthélemy, qui ont aujourd'hui disparu. Les premiers rois capétiens résident souvent à Melun tandis que Melun se dote d'un château fort en pierre situé sur la pointe de l'île Saint-Étienne (celui-ci disparaîtra définitivement vers 1833). Melun sera durant 300 ans le lieu de séjour ordinaire des rois, des princes et des seigneurs. Henri Ier de France en fait sa demeure de prédilection. La ville est par la suite désolée par la peste et la famine.
Robert II, roi de France décède en 1031 dans le château de Melun ; sa veuve Constance d'Arles, y meurt en 1032, et leur fils Henri en fait sa demeure principale.
Quand Abélard est chassé de Paris en 1102, c'est à Melun qu'il vient poursuivre son enseignement. Le roi de France Philippe Ier demeure et meurt au château de Melun le 30 juillet 1108. Son fils Louis le Gros et son petit-fils Louis VII y résident également. Sous le règne de ce dernier la ville croît rapidement et en 1178 une charte est accordée aux habitants contre les exactions des officiers royaux donnant ainsi au commerce et à l'industrie plus de sécurité. La cité est également un centre intellectuel renommé grâce au écoles de Saint-Père et d'Abailard.
Louis VIII et Louis IX passent régulièrement à Melun mais n'y séjournent pas. La reine de France Blanche de Castille, épouse de Louis VIII le Lion et mère de Louis IX, qui se plaisait beaucoup à Melun y meurt le 27 novembre 1252. En 1255, la ville fut le lieu de réjouissance des noces de Thibaut V de Champagne avec Isabelle la fille de Louis IX de France. Philippe le Bel reconnait aux habitants le droit de faire pâturer leurs animaux en forêt de Bière, contre une redevance au profit du roi. Philippe de Valois y célèbre les noces de son fils ainé, Jean, duc de Normandie avec Bonne de Luxembourg, la fille du roi de Bohême Jean Ier de Luxembourg.
Au Moyen Âge, Melun est le siège d'une châtellenie. Durant la guerre de Cent Ans, et en particulier après la chevauchée d'Édouard III en 1346 et la bataille de Crécy, la ville doit supporter des levées d'hommes et d'impôts importantes. À la mort de Philippe VI sa veuve Blanche de Navarre, vient se fixer dans la ville comme douairière du comté de Melun. Sous le règne de Jean le Bon, la ville fut de nouveau accablée d'impôts que les Melunais refusèrent de payer. Ils réclamèrent des fortifications plus sûres et obtinrent satisfaction et restèrent fidèles au roi de France et au régent Charles. La ville fut prise, en 1358, par Charles le Mauvais grâce à la complicité de sa sœur Blanche de Navarre. Le roi de Navarre fait alors de la ville son quartier général contre le régent. Toutefois certains quartiers ne sont pas pris par les Navarrais tel le quartier Saint-Aspais. Les troupes de Charles le Mauvais enfermées dans l'île Saint-Étienne s'opposaient au passage des denrées devant approvisionner Paris, ou bien soumettaient les marchandises à des droits et taxes exorbitants. Charles fit alors monter des troupes sur des bateaux pour protéger le passage des marchands. Les débris d'armes, datant de cette époque, trouvés dans le fleuve vis-à-vis du château laissent à penser que des luttes assez vives devaient se produire à chaque passage.
En 1359, le dauphin Charles se décide à délivrer Melun et se dirige sur la ville avec Bertrand Dugesclin, 3 000 hommes et 2 canons. Un assaut général est donné qui n'amène à aucun résultat. Le traité de Pontoise, le 21 août 1359, mettra fin au siège et la ville reviendra dans le royaume de France. Le régent fit aussitôt renforcer les fortifications de la ville et du château et les pourvut d'artillerie. Il fit de Melun sa résidence favorite et il allait chasser régulièrement dans la forêt de Bière. Charles "conservait dans son château de Melun des économies du Trésor royal ; des lingots d'or et d'argent et des joyaux d'une valeur de 18 millions qu'il avait fait cacher dans les murailles. Il y avait aussi réuni les objets précieux qui étaient comme un apanage mobilier de la couronne, diamants, annels, bagues enrichies de pierres précieuses, bijoux, orfèvreries, fermaux, camaïeux, croix niellées enrichies d'émaux et de pierreries, bibles richements reliées et enluminées".
Louis Ier d'Anjou, duc d'Anjou, s'empara de ce trésor pendant le sacre du jeune nouveau roi à Reims. De nouvelles taxes et la révolte des Maillotins furent la conséquence de ce vol. Charles VI qui n'était qu'un enfant à la mort de son père résida à Melun où les fêtes et les parties de chasses se succédèrent. Par lettres patentes du 5 juin 1404, il donna à sa femme Isabeau de Bavière la ville et la châtellenie de Melun avec leurs dépendances. La reine et son beau-frère le duc d'Orléans y résidèrent avec une cour nombreuse et brillante. Après l'assassinat de Louis Ier d'Orléans en 1407, la reine y revint seule fuyant la guerre civile qui ensanglantait Paris.
Après avoir tenté de reprendre Paris en 1418, le dauphin se rapproche du duc de Bourgogne par une première entrevue près de Pouilly-le-Fort mais à la seconde, à Montereau, le meurtre du duc de Bourgogne par Tanneguy III du Chastel amena la reprise de la guerre. Philippe fils du défunt se tourna alors vers les Anglais et Isabeau de Bavière, par haine de son propre fils, lui fait signer, en 1420, le traité de Troyes, car Charles VI du fait de sa maladie ne dirige plus directement le pays. Sans perdre de temps le roi d'Angleterre, Henri V, qui vient d'épouser Catherine de Valois l'une des filles du roi de France s'empare de Sens, Montereau et vient mettre le siège devant Melun défendu par Arnault Guilhem de Barbazan qui avait été injustement accusé de complicité dans le crime de Montereau. La ville, défendue par une garnison de 600 à 700 hommes, tint tête durant 5 mois aux troupes anglaises et bourguignonnes avec leur tête le roi Henri V et le duc Philippe. Attendant toujours du secours du Dauphin les habitants montrèrent un grand courage en résistant avec acharnement et un patriotisme exacerbé. Ils durent se nourrir de chevaux puis de rats et de souris. Lorsque l'argent manqua, les plus nobles bourgeois s'engagèrent à fournir la solde des gens de guerre. La perte de tout espoir d'être secourus ainsi que la famine causa finalement la chute de la ville. La ville en tire d'ailleurs sa devise : Fides muris usque ad mures (en français : Fidèles aux murs jusqu'à manger des rats). Ils durent se rendre aux Anglais qui leur imposèrent les plus dures conditions ; des otages furent livrés, un grand nombre d'habitants emmenés prisonniers, Barbazan soumis à la torture et enfermé à Château-Gaillard d'où il ne sortit qu'en 1429.
Les Anglais demeurèrent maitres de Melun jusqu'en 1430, date à laquelle la ville se libéra elle-même, profitant de ce que la garnison anglaise avait été affaiblie momentanément. Elle fut toutefois reprise par les Anglais en 1432 pour n'être définitivement libérée qu'en 1435. Elle eut ensuite à souffrir des allées et venues des diverses troupes royales et des routiers.
La guerre de Cent Ans terminée, la ville reconstruit ses édifices dont l'église Saint-Aspais. Charles VIII institua 7 foires qui ne prirent jamais beaucoup d'importance.
Louis XII fait procéder à la rédaction de la coutume melunaise. À la fin de son règne Jacques Amyot nait à Melun. François Ier qui faisait reconstruire Fontainebleau, passe régulièrement à Melun, s'y arrêtant pour boire l'eau de la fontaine Saint-Liesne à laquelle on attribuait la vertu de guérir la fièvre.
Durant les guerres de religion, la ville, essentiellement papiste, souffrit tout de même de troubles. En 1562 la ville fut touchée par la peste, 1564 à la suite d'un terrible hiver, la population en est réduite à manger du pain d'avoine. Puis la ville est touchée, en 1578 par une épidémie de dysenterie, l'année suivante par une crue de la Seine, en 1580 de nouveau par la peste et en 1581 et 1586 par la famine. En 1588 les ligueurs, maitre du quartier Saint-Aspais, engagent le combat avec le sire de Rostaing qui défendait l'île Saint-Étienne. Obligés de fuir devant l'arrivée du roi de France, les ligueurs s'emparèrent de la ville l'année suivante. À cette époque la ville de Melun est administrée par un maire et des syndics élus par les habitants. Henri III accorde à la communauté le droit de percevoir, temporairement, un droit sur le sel vendu au grenier à sel de Melun et sur le vin passant sous les ponts. En 1590, Henri de Navarre, vainqueur à Arques et Ivry, met le siège devant Paris. Afin d'isoler la capitale, il soumet les régions de Brie-Comte-Robert et Lagny-sur-Marne, puis de Montereau et de Moret-sur-Loing avant de mettre le siège, début avril, devant Melun. L'artillerie royale ayant eu facilement raison des murailles du quartier Saint-Aspais l'assaut fut livré et pendant plusieurs jours le quartier fut pillé et saccagé. Le quartier Saint-Étienne qui résistait encore, se rendit quelques jours plus tard. Après la prise de la ville Henri IV y vint plusieurs fois durant le siège de Paris. En septembre, les troupes du duc de Mayenne et duc de Parme venant au secours des ligueurs enfermés dans Paris sont signalées dans la Brie obligeant Melun à se mettre en état de défense. Afin de mieux résister, toutes les constructions, couvents, églises et habitations qui se trouvaient en dehors des fortifications furent détruits afin que l'ennemi ne puissent les utiliser et s'y abriter. Mais les troupes de la Ligue passèrent au large afin de faire lever le siège de Paris au plus vite. La paix revenue, Henri IV fait faire d'importants travaux aux fortifications de Melun. Le 27 août 1593, le roi faillit être assassiné à Melun par Pierre Barrière, un batelier orléanais. Ce dernier, qui ne put mettre à exécution son projet, fut roué et brulé sur la place du Martroy. En 1594, Dantan, geôlier du Petit Châtelet, qui avait participé à différents crimes est pendu et brulé sur cette même place.
À la suite de plusieurs hivers rudes, à partir de 1595, le blé devient très cher et la disette s'installe pendant plusieurs années. La peste sévit en 1624, 1626, 1627 et 1628.
XVIIe siècle à la Révolution : Durant la Fronde, les Melunais furent de nouveau très taxés par le roi, mais ils ne prirent pas parti contre lui. En 1652, la cour vint passer un mois à Melun lorsque les Frondeurs étaient maîtres de Paris. Toutefois les Melunais étaient dans une misère extrême malgré l'animation apportée. En effet, les paysans sans cesse pillés et maltraités par des bandes qui parcouraient la campagne, étaient venus se réfugier en grand nombre dans la ville y amenant leurs animaux, leurs charrettes et abritant le tout comme ils pouvaient. Des bandes de mendiants parcouraient les rues et les hôpitaux étaient encombrés et les malades abandonnés dans les rues. Cette misère profonde décida la cour à abandonner la ville pour aller à Lagny.
La ville obtint le départ des troupes qui avaient été laissées dans les faubourgs mais la peste redoubla et fit des ravages dans toutes les classes de la société. Le gouverneur lui-même en mourut. Dans la seule paroisse de Saint-Aspais, 485 personnes périrent de cette maladie en 1652 - le nombre habituel de décès était de 80 à 90 par an. La Fronde vaincue, le calme se rétablit mais la prospérité de la ville ne fut guère grande, sans commerce important mais devant toujours subvenir aux besoins des nombreux gens de guerre. Le 17 août 1661, Louis XIV traverse Melun pour se rendre à la fête que Nicolas Fouquet lui offre si maladroitement dans sa magnifique résidence de Vaux-le-Vicomte et qui causera sa perte. Mais tout ce luxe ne faisait que ressortir la misère noire du peuple pendant le règne de Louis XIV. La ville devait payer pour des troupes qu'elle ne logeait plus et qu'on avait envoyées aux frontières, loger les soldats de passage, entretenir les milices locales, acquitter les tailles et les taxes locales pour la reconstruction des monuments.
En 1675, la ville dut subvenir pendant 5 mois à l'entretien de 14 compagnies du régiment d'infanterie de Bourgogne au moyen d'une contribution journalière de 100 sols par compagnie. Il passa en une seule année 40 000 hommes de troupe à Melun. En 1694, les taxes demandées à la ville s'élevaient à 24 000 livres. À cette époque les routes étaient peu sûres et en très mauvais état comme l'écrit Jean Racine dans la lettre à son fils au retour du voyage depuis Melun, le 8 novembre 1698, pour assister à la prise de voile de sa fille Anne chez les Ursulines.
L'hiver 1709 détruisit tous les arbres fruitiers, les blés et la misère devint effroyable. Le blé qui se vendait habituellement 6 à 7 livres le setier passa à 35 livres.
Sous le règne de Louis XV et le début du règne de Louis XVI il ne se passe rien de marquant à Melun. Un projet de construction d'une caserne ne se fit pas, mais la ville acheta une pompe à incendie et l'éclairage public fut installé. Les fortifications furent démolies petit à petit, des manufactures de toiles peintes et une filature de coton s'établirent sur les bords de l'Almont mais la fabrique de chaux périclita.
En 1787 l'Assemblée provinciale d'Île-de-France, qui venait d'être créée, se réunit à Melun. Le 25 février 1789, une assemblée se réunit à l'Hôtel-de-Ville pour rédiger le cahier de doléances, qui met en évidence les abus de l'Ancien Régime.
Les 28 et 29 juillet 1789 des émeutes éclatèrent, à Melun, causées principalement par la difficulté de se procurer du blé.
Le 4 février 1790, Nicolas Chamblain, notaire, est élu maire par 202 voix sur 3737.
Le département de Seine-et-Marne est formé le 4 mars 1790 par assemblage de parties de l'Île-de-France, de la Brie, de la Champagne et du Gâtinais. Au mois de juillet les électeurs du département choisissent Melun comme chef-lieu.
Des levées d'hommes sont opérées et les cloches ainsi que les vases d'or et d'argent, qui ne sont pas indispensables au culte, sont envoyés à Paris pour les guerres de la Révolution française. En 1792, la Convention nationale prend le pouvoir et la Société s'efforce de faire disparaitre les traces de l'Ancien Régime. Durant cette période, les sculptures des églises de Saint-Aspais et de Notre-Dame souffrirent énormément.
Pendant la période de la Terreur, le mathématicien, astronome et physicien français Pierre-Simon de Laplace s'installe à Melun. Mis hors la loi à cause de la fusillade du Champ-de-Mars, Jean Sylvain Bailly vint également s'y réfugier, en juillet 1793, la ville passant pour tranquille. Toutefois 3 jours après son arrivée, il est arrêté, transféré à Paris où il est guillotiné le 12 novembre 1793, après un procès expéditif. À cette époque les arrestations et libérations étaient quotidiennes. Laplace, qui avait quitté Melun pour Le Mée fut arrêté par les gardes nationaux de Boissise-la-Bertrand mais relâché aussitôt. Le culte catholique étant aboli, Notre-Dame fut transformé en magasin à fourrage et Saint-Aspais en atelier à salpêtre. Le 9 thermidor ramena un peu d'ordre dans la région. Un ex-curé, un dénommé Métier, qui s'était signalé à la tête de terroristes fut emprisonné à Melun. L'ex-curé Métier s'était approprié tous les pouvoirs, il était à la fois curé constitutionnel, juge au tribunal civil, président du département et délégué des représentants du peuple. La ville était terrorisée.
XIXe siècle : Sous le Directoire, il ne se passe rien de marquant à Melun ni durant le 1er Empire, tout au moins jusqu'à l'invasion de la France en 1814 par les armées alliées. La ville fut occupée du début avril à la fin mai et les réquisitions se succédaient lourdement. Chaque soldat allié avait droit par jour à deux livres de pain, 1/2 livre de viande, 1/2 bouteille de vin et chaque cheval à 8 litres d'avoine, 10 livres de fourrage et de la paille. Lors de la première Restauration la municipalité rend hommage à Louis XVIII puis à l'Empereur lorsque celui-ci est de retour de l'ile d'Elbe avant de renouveler ses sentiments au roi à la seconde Restauration. Après Waterloo les russes puis les autrichiens occupèrent la ville et Alexandre y passe.
Sous le règne de Louis-Philippe, les quartiers sont assainis, les rues principales sont modifiées, les quais sont créés au-dessus desquels de belles demeures sont construites. Cette époque voit également la restauration de la salle de spectacle, la création d'un établissement de charité qui complète le bureau de bienfaisance pour lutter contre la pauvreté et la mendicité. Une caisse d'épargne s'établit dans la ville et des abattoirs sont construits, et la promenade de Vaux, en complément du boulevard Chamblain, est créée. Le pont Marat fait disparaitre les derniers vestiges des fortifications, une salle d'asile fut fondée et de nouvelles écoles voient le jour. Les pompes sont substituées aux puits publics non protégés des souillures de leurs eaux, l'éclairage au gaz est remplacé par des réverbères à huile. Le cimetière du Nord et le marché au blé sont transférés. En 1832, une épidémie de choléra emporta 129 personnes en 6 mois.
Le 25 février 1848, la République est proclamée et une municipalité République est installée.
Melun est raccordé à la Capitale par le chemin de fer dès 1849, lorsque la Compagnie du chemin de fer de Paris à Lyon ouvre la section de Paris à Tonnerre de sa ligne éponyme.
Lors de la guerre de 1870, les troupes françaises vaincues, les Allemands envahissant la France et investissant Paris, les Prussiens font leur apparition à Melun le 15 septembre 1870. Le 16 septembre, 800 Bavarois s'installent dans la ville marquant le début des réquisitions. Dans la soirée 4 000 autres Allemands arrivent dans la ville. Durant cette occupation, Melun eut à supporter un grand nombre de réquisitions dont le total s'élève à 500 000 francs. Par ordre du comte de Furstentein, préfet prussien de Melun et du département, le service de la poste est interrompu du début octobre à la mi-décembre. La ville voit passer un grand nombre de convois de prisonniers, mais plusieurs Melunais rejoignent les armées françaises du gouvernement de la Défense nationale.
Après la signature du traité de Francfort, les Prussiens quittent la ville le 9 septembre 1871
Les ponts sur la Seine sont reconstruits dans la seconde moitié du XVIIIe siècle et la première moitié du XIXe.
XXe siècle : En 1944 la ville est victime d'un bombardement de représailles allemand. De nombreuses maisons sont détruites. L'église Saint-Aspais est très gravement endommagée : le clocher est incendié, la nef détruite, l'orgue soufflé.
Deux autres ponts et une pénétrante ont ensuite été réalisés dans les années 1970 pour permettre une meilleure circulation dans la ville de Melun.
Le 25 juin 1960, deux émissaires du GPRA, Ahmed Boumendjel et Mohamed Seddik Ben Yahia viennent participer à des pré-négociations avec le gouvernement français afin de décider de l'avenir de l'Algérie. Après l'échec de celles-ci, ils repartent le 29 juin.

Source : Wikipédia

Les films tournés à Melun

Les années 1980

LE BATTANT

1983, France, Policier
Réalisé par Alain Delon & Robin Davis
Scénario d'Alain Delon & Christopher Frank d'après le roman d'André Caroff
Photographie de Jean Tournier
Musique de Christian Dorisse
Décors de Théobald Meurisse
Montage de Michel Lewin
Son de Michel Desrois
Montage son de Gérard Le Du
Casting d'Anita Benoist
Scripte de Catherine Prévert
Durée 2 h 01

Avec Alain Delon, François Périer, Pierre Mondy, Anne Parillaud, Andréa Ferréol, Marie-Christine Descouard, Michel Beaune, Gérard Hérold, Jean-François Garreaud, Richard Anconina, Philippe Castelli, Albert Dray...

Résumé : Darnay est arrêté pour un hold-up suivi d'un meurtre qu'il n'a pas commis. Il sort de prison après huit ans d'incarcération. Ruggeri, chef d'une bande de truands et responsable des méfaits dont on a accusé Darnay, le prend sous sa protection à sa sortie...


Les années 2010


2012, France, Comédie
Réalisé par Franck Gastambide
Scénario de Franck Gastambide
Photographie d'Antoine Marteau
Musique d'Éric Neveux, DJ Cut Killer & Hervé Rakotofiringa
Décors de Laurent Tesseyre
Costumes de Sandra Berrebi
Montage de Véronique Parnet
Son d'Eric Bizet, Cédric Lionnet, François Maurel & David Rit
Casting de Gigi Akoka & David El Hakim
Scripte de Magali Frater
Durée 1 h 35

Avec Medi Sadoun, Franck Gastambide, Jib Pocthier, Alice Belaïdi, Pom Klementieff, Ramzy Bedia, Hakim Sid, Ismaël Sy Savané, Sissi Duparc, François Damiens, Eric Cantona, Elie Semoun, Armelle, François Levantal, Rocco Siffredi, Céline Tran...

Résumé : Mousten, Abdelkrim et Momo sont trois potes d’enfance qui ont toujours vécu dans leur cité de Melun. Casquettes enfoncées sur la tête et baskets aux pieds, tous les trois ont le même problème : désespérément célibataires, ils passent leurs journées à laisser s’écouler leurs vies, sans motivation ni ambition. Jusqu’au jour où ils découvrent une annonce dans un magazine porno qui propose un casting pour devenir une "Star du X". En galère de filles et d’argent, la quête de ce qui leur semble être alors le meilleur métier du monde va se transformer en un parcours initiatique et devenir la plus importante aventure de leurs vies...