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Le château de Blois
Les autres châteaux

Géographie

Le château royal de Blois est situé sur la commune du même nom, dans le département du Loir-et-Cher (41).

Histoire

Moyen Âge : Durant le règne de Charles le Chauve, en 854, le Blisum castrum ("le château de Blois"), édifié sur les bords de la Loire, est attaqué par les Vikings. La forteresse reconstruite est au cœur de la région dont sont maîtres les comtes de Blois, puissants seigneurs féodaux aux Xe et XIe siècles, dont les possessions s'étendent à la région de Blois et de Chartres, et à la Champagne. La première forteresse, la "grosse tour", fut élevée par Thibaud le Tricheur au Xe siècle. Vers 1080, une charte montre Thibaud III rendant la justice "dans la forteresse de Blois, dans la cour, derrière le palais, près de la tour, au parterre situé entre les chambres à feu du palais". À la fin du XIIe siècle est bâtie dans l'avant-cour la collégiale Saint-Sauveur.
Au XIIIe siècle, le château est reconstruit par la famille bourguignonne de Châtillon. Le dernier descendant de la famille de Châtillon, Guy II de Blois-Châtillon, vend en 1392 Blois à Louis d'Orléans, frère de Charles VI, qui en prend possession en 1397, à la mort de Guy II. Lorsque Louis d'Orléans est assassiné à Paris en 1407 sur ordre de Jean sans Peur, duc de Bourgogne, sa veuve, Valentine Visconti, part vivre à Blois où elle s'éteint l'année suivante, après avoir fait graver sur les murs du château : "Rien ne m'est plus, plus ne m'est rien".
En 1429, avant son départ pour lever le siège d'Orléans, Jeanne d'Arc est bénie dans la chapelle du château par Renault de Chartres, archevêque de Reims. Le fils de Louis d'Orléans, Charles, y est fait prisonnier par les Anglais. À son retour en 1440 de captivité en Angleterre, il fait du château de Blois un centre culturel ; il y lance un concours de poésie où s'illustre François Villon avec sa Ballade du concours de Blois. Il entreprend aussi de détruire certaines parties du vieux château, afin de le rendre plus habitable. De la forteresse de cette période ne restent dans le château actuel que la grande salle, datée du XIIIe siècle, et la tour cylindrique du Foix.
Renaissance : Le 27 juin 1462, Louis, fils de Charles d'Orléans, naît au château de Blois. Il devient roi de France en 1498 sous le nom de Louis XII ; le château médiéval des comtes de Blois devient résidence royale et Louis en fait sa demeure principale, au détriment d'Amboise. Au début des années 1500, Louis XII entreprend avec Anne de Bretagne (son épouse depuis 1499) une reconstruction du château dans un style gothique tardif, sans fortifications, sous la direction des architectes Colin Biart et Jacques Sourdeau, et la création d'un jardin Renaissance aujourd'hui disparu. Il édifie également la chapelle Saint-Calais. Privilégié par Louis XII comme résidence d'hiver, le château de Blois devient le théâtre de plusieurs rencontres diplomatiques : mariage de César Borgia en 1499, réception de l'archiduc Philippe d'Autriche en 1501, noces de Guillaume IX, marquis de Montferrat, et d'Anne, fille du duc René d'Alençon, en 1508, fiançailles de Marguerite d'Angoulême avec le duc Charles IV d'Alençon en 1509, séjours de Machiavel en 1501 et 1510. Anne de Bretagne meurt au château le 9 janvier 1514. Ses funérailles sont célébrées à la collégiale Saint-Sauveur, près du château. Claude de France, fille de Louis XII et d'Anne de Bretagne, épouse en 1514 son cousin François d'Angoulême, arrière-petit-fils de Louis d'Orléans. Il monte sur le trône en 1515 et Claude de France, avec l'intention de quitter le château d'Amboise, remeuble alors le château de Blois pour y installer la Cour. Cette même année, François Ier lance la construction d'une nouvelle aile, de style Renaissance, et y commence une des plus importantes collections de livres de l'époque. La direction des travaux est donnée à l'architecte italien Dominique de Cortone à qui l'on doit l'escalier monumental. Mais après la mort de sa femme au château, en 1524, la construction s'arrête ; François Ier délaisse le château de Blois au profit du château de Fontainebleau où il envoie l'impressionnante bibliothèque pour fonder la Bibliothèque nationale. Néanmoins, Blois n'est pas délaissée pour autant puisque Claude de France y avait mis au monde 7 enfants, Blois devenant ainsi une sorte de "pouponnière" royale où sont éduqués les enfants royaux jusqu'à Catherine de Médicis. Le 18 octobre 1534, le château est le théâtre de l'affaire des Placards : des tracts contre la messe sont affichés clandestinement par des partisans de l'église réformée, jusque sur la porte de la chambre du roi. Cette affaire marque le début de la répression du protestantisme en France, après une période de relative tolérance.
Toujours lieu de fête, Blois reçoit en 1539 la visite de Charles Quint, et c'est à Blois que Pierre de Ronsard rencontre lors d'un bal en avril 1545 Cassandre Salviati, qui lui inspire Les Amours de Cassandre. Sacré roi de France, le fils de François Ier, Henri II, fait son entrée solennelle à Blois en août 1547. C'est en 1556 que Catherine de Médicis fait représenter devant le roi la tragédie Sophonisbe, première pièce de théâtre à respecter la règle classique des trois unités.
Le château de Blois reste la résidence principale des successeurs de Henri II et en particulier de François II et Charles IX. François II y passe notamment l'hiver 1559 avec sa femme Marie Stuart qui y a été élevée. En 1571 l'amiral de Coligny y rentre dans les bonnes grâces de Charles IX et de la reine-mère. En 1572, un traité avec l'Angleterre y est signé et au mois d'avril sont célébrées dans la chapelle les fiançailles de Henri de Navarre et Marguerite de France. C'est à Blois que Henri III convoque les ceux-ci qui se tiennent dans la grande salle aujourd'hui appelée "salle des États". Puis Henri III doit convoquer les États généraux de 1588-1589. Dans le château, dans sa chambre au deuxième étage, il fait tuer le 23 décembre 1588 son ennemi, le duc de Guise ; le frère de celui-ci, le cardinal de Lorraine, est assassiné le lendemain. Peu après, le 5 janvier 1589, la reine Catherine de Médicis vient y mourir.
Ancien régime : Le château est occupé par le successeur de Henri III, Henri IV, qui y séjourne en 1589, 1598 et 1599. En 1598, celui-ci lance de nouvelles constructions au château, connues grâces à des dessins de Du Cerceau. Il demanda notamment à Arnaud de Saumery d'édifier une galerie de 200 mètres de long au fond du jardin de Louis XII. Mais ces projets ne seront jamais menés à terme et finiront même par s'écrouler en 1756. À la mort d'Henri IV en 1610, le château devient lieu d'exil pour sa veuve Marie de Médicis, et est habité par Richelieu, après un passage de Louis XIII et Anne d'Autriche en 1616. Reléguée à Blois en 1617 par son fils Louis XIII, Marie de Médicis entreprend d'y construire un pavillon dans l'angle nord-ouest, qu'elle confie à l'architecte Salomon de Brosse. Une inscription en laisse le souvenir dans les sous-sols de l'aile Gaston d'Orléans. Après 2 ans de captivité, la reine-mère s'évade du château dans la nuit du 21 au 22 février 1619 à l'aide selon la légende d'une échelle de corde, mais plus probablement en profitant des travaux qui y sont menés, à la suite de quoi elle finit par se réconcilier temporairement avec son fils.
En 1626, Louis XIII alloue le comté de Blois à son frère Gaston d'Orléans en guise de cadeau de mariage. Ce dernier s'y installe en 1634. Gaston d'Orléans aura toujours une profonde affection pour le château, affirmant que "l'air de Blois le guérissait". En 1635, une nouvelle tentative de développer le château voit le jour avec la mise en œuvre d'une aile dessinée par François Mansart. Mais des problèmes financiers stoppent en 1638 la réalisation du projet et Gaston, ne pouvant y résider, est contraint d'occuper l'aile François Ier. Des modifications des appartements royaux datent de cette époque. Gaston y vit après la Fronde, de 1652 à 1653, et y décède le 2 février 1660, date à laquelle le château est abandonné.
Délaissé par Louis XIV, le château n'est plus habité. Au XVIIIe siècle, le roi cède les lieux à d'anciens serviteurs qui cloisonnent l'intérieur du château en plusieurs petits appartements. Vers 1720, la Régence songe un temps à y faire venir le parlement en exil. Louis XVI avait même lancé un projet de destruction du château en 1788 (avec le château de la Muette et le château de Madrid à Neuilly) tandis que le ministère de la guerre propose d'y installer un régiment. C'est ainsi que le château est occupé par le Royal Comtois, régiment de cavalerie.
Époque contemporaine : Au moment de la Révolution, le château est à l'abandon depuis 130 ans, et les révolutionnaires soucieux de faire disparaître tout vestige de la royauté le pillent en le vidant de ses meubles, statues et autres accessoires. La collégiale Saint-Sauveur située dans l'avant cour est vendue à l'entrepreneur Guillon, qui la détruira entièrement. L'état du château dans son ensemble est tel que sa démolition est même envisagée, jusqu'à ce que Napoléon Ier décide de le céder à la ville de Blois le 10 août 1810. Néanmoins, par manque d'argent, le château est à nouveau utilisé comme caserne par l'armée. En 1834, la moitié sud de l'aile Charles d'Orléans est détruite pour y établir des cuisines militaires. La présence militaire au château n'empêche pas l'ouverture au public de l'aile François Ier sous la Restauration. Le château est ainsi visité par Victor Hugo, Honoré de Balzac au cinéma, ou encore Alexandre Dumas.
En 1840, sous le règne de Louis-Philippe, le château est classé monument historique grâce à l'action de Prosper Mérimée qui obtient la remise en état du bâtiment le 24 juillet 1844. Félix Duban est chargé en 1846 de la restauration des appartements royaux de l'aile François Ier ; il associe des couleurs profondes (rouge et bleu) à de l'or. Secondé par Jules de La Morandière, Duban s'inspire pour les décorations intérieures d'estampes d'époque et des travaux menés par l'érudit Louis de la Saussaye. La restauration se poursuit jusqu'à la mort de Félix Duban en 1871. Le château est alors transformé en musée.
C'est en 1850 que Pierre-Stanislas Maigreau-Blau, maire de Blois, fonde le musée des beaux-arts de Blois, qu'il installe dans l'aile François Ier. C'est en effet à cette époque que les provinces se dotent de leurs propres musées, encourageant ainsi l'étude des arts. Le musée sera finalement ouvert dans l'aile Louis XII en 1869.
Une seconde restauration est entreprise entre 1880 et 1913. Elle est confiée à un inspecteur général des monuments historiques, Anatole de Baudot, qui dirige essentiellement les travaux sur la restauration de la charpente et du plancher, sur quelques ornements, et sur l'élaboration d'un système d'évacuation des eaux de pluie. Alphonse Goubert, successeur de Baudot à la tête du chantier, décide de restaurer l'aile Gaston d'Orléans. C'est ainsi qu'il fait construire un escalier monumental en pierre, à partir d'esquisses de Mansart. Il crée également en 1921 un musée lapidaire dans les anciennes cuisines du château.
Pendant la seconde guerre mondiale, la façade sud du château (principalement l'aile Louis XII) est endommagée par les bombardements. Les vitraux de la chapelle sont notamment détruits. Les travaux de remise en état, commencés en 1946, sont confiés à Michel Ranjard.
Le 23 mai 1960, un timbre-poste représentant le château est émis.
Le château est aujourd'hui la propriété de la ville de Blois. Dans les années 1990, une nouvelle restauration est conduite par Pierre Lebouteu et Patrick Ponsot. Les toitures, les façades extérieures et les planchers de l'aile François Ier, en particulier, ont été restaurés. Gilles Clément, paysagiste, a été chargé de travailler sur le parc. Pour faire vivre le château, un son et lumière utilisant les voix de Robert Hossein, Pierre Arditi ou Fabrice Luchini, écrit par Alain Decaux et mis en musique par Éric Demarsan, a été conçu dans les années 1990 : Ainsi Blois vous est conté....

Source : Wikipédia

Le Château leur a servi de décors

Les années 1960

D'ARTAGNAN

1969, France, Feuilleton
Réalisé par Claude Barma
Scénario de Jacques Faurié, Claude Barma & Jean Gruault d'après les romans "Les trois mousquetaires, Vingt ans après & Le vicomte de Bragelonne"
Photographie de Roger Arrignon & Jacques Robin
Musique d’Antoine Duhamel
Décors de Maurice Valay
Costumes de Francine Gaillard-Rissler
Durée 4 x 1 h 30

Avec Dominique Paturel (D'Artagnan), François Chaumette (Athos), Rolf Arndt (Porthos), Amedei Migliano (Aramis), Antonella Lualdi (Milady), Eleonora Rossi Drago, Paloma Matta, Paul Crauchet, Jean Chevrier, Henri Tisot, Gabriel Cattand, Raoul Billerey, Jean-Claude de Goros, Fred Personne, Denis Manuel, Pierre Repp, Bernard Musson, Teddy Billis...

Résumé : Sous le règne de Louis XIII, les aventures d'un jeune Gascon, d'Artagnan, et de trois mousquetaires...

Les plus de Ciném@ et Cie : Titre des épisodes :

Les ferrets
Milady
Le vengeur
Le masque de fer

Les années 1990

JEANNE D'ARC

1999, France, Biopic
Réalisé par Luc Besson
Scénario d'Andrew Birkin & Luc Besson
Photographie de Thierry Arbogast
Musique d'Eric Serra
Décors d'Hugues Tissandier
Direction artistique d'Alain Paroutaud
Costumes de Catherine Leterrier
Montage de Sylvie Landra
Casting de Martina Kubesova, Lucinda Syson & Tomas Zelenka
Scripte de Donatienne de Goros, Julie Vasconi & Aruna Villiers
Durée 2 h 38

Avec Milla Jovovich, Vincent Cassel, Faye Dunaway, Sissi Duparc, Pascal Greggory, Dustin Hoffman, Toby Jones, Tchéky Karyo, Gérard Krawczyk, John Malkovich, Olivier Rabourdin, Andrew Birkin, Philippe du Janerand, Jacques Herlin, Julie-Anne Roth, Olga Sékulic...

Résumé : L'épopée de Jeanne qui assista, petite fille, au pillage de son village Domremy par l'armée anglaise. On la suit de sa jeunesse pieuse où des voix l'engagent à délivrer la France de la domination anglaise à sa victoire à Orléans, jusqu'à son procès final et sa mort sur le bûcher, le 30 mai 1431. Elle avait 19 ans...

Prix & Récompenses :

César 2000 : Meilleur son, meilleurs décors & meilleurs costumes.
Prix Lumières 2000 : Meilleur film & meilleur réalisateur.


Les années 2010

BELLES FAMILLES

2015, France, Comédie Dramatique
Réalisé par Jean-Paul Rappeneau
Scénario de Jean-Paul Rappeneau, Philippe Le Guay & Julien Rappeneau d'après une idée originale de Jean-Paul Rappeneau & Jacques Fieschi
Photographie de Thierry Arbogast
Musique de Martin Rappeneau
Décors de Arnaud de Moleron & Cécile Deleu
Direction artistique de Etienne Rohde
Costumes de Camille Janbon
Montage de Véronique Lange
Casting de Antoinette Boulat & Marie-France Michel
Scripte de Chantal Pernecker
Durée 1 h 53

Avec Mathieu Amalric, Marine Vacth, Gilles Lellouche, Nicole Garcia, Karin Viard, Guillaume de Tonquédec, André Dussollier, Gemma Chan, Claude Perron, Jean-Marie Winling, Yves Jacques...

Résumé : Jérôme Varenne, qui vit à Shanghai, est de ­passage à Paris. Il apprend que la maison de famille d'Ambray où il a grandi est au cœur d'un conflit local. Il décide de se rendre sur place pour le résoudre. Cette échappée provinciale changera sa vie...